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Stocamine : ouverture d’une perspective

Paris, le 12 février 2019

 Communiqué de presse

 Trois semaines après l’annonce du maintien sous le sol alsacien des déchets dangereux de l’installation Stocamine, le Ministre d’Etat François DE RUGY nous a donc enfin convoqués, élus du territoire, pour évoquer l’avenir du site de stockage Stocamine. J’y ai rappelé ma position en faveur d’un déstockage, exprimée avec constance depuis la présentation de notre rapport parlementaire et confortée par les travaux récents du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) indiquant la faisabilité technique de ce scénario. Nos efforts doivent aller en ce sens. J’ai notamment rappelé que seule une décision de déstockage était en mesure de reconstruire la confiance perdue entre les Alsaciens et l’Etat.

Ces échanges nourris ont permis l’ouverture d’une perspective, incertaine à ce stade et qu’il conviendra de préciser au cours des prochaines semaines mais qui traduit une évolution que je salue ce soir. Monsieur DE RUGY s’est en effet engagé devant les élus à étudier financièrement et techniquement les modalités de réalisation d’un déstockage partiel à mener d’ici 2027, date de fin de la concession minière.

Cette hypothèse se conjugue avec les conclusions de l’étude du BRGM qui précisait qu’il était tout à fait possible de conduire des opérations de déstockage tout en prenant la précaution de mettre en place certains éléments préparatoires à l’enfouissement de manière à se prémunir d’un risque en cours de chantier.

Si les contours d’un tel projet restent flous à ce stade, ils offrent un horizon que le gouvernement avait pourtant semblé brutalement fermer il y a trois semaines.

Mon engagement et ma vigilance sur ce dossier demeurent intacts. Le temps court contre nous à mesure que les galeries convergent : nous ne devons pas manquer l’occasion historique qu’il nous est donné de restaurer la confiance des citoyens envers l’Etat.

 Raphaël SCHELLENBERGER
Député du Haut-Rhin